vendredi 28 septembre 2007

La tête en fusible claqué

MO224

J'aurais bientôt ce manteau

La tête en fusible claqué, j’ai verrouillé la porte. Dans la rue j’aurais crié à tout rompre les mots de lassitude, si l’on ne m’avait toisé de ce regard qui laisse à penser que ma peine avait le poids d’une bille de cartouche d’encre. Le ciel me postillonne dessus, sans s’essuyer la bouche. Je marche dans une flaque d’eau et de gasoil stagnant. Le bas de mon pantalon humide doit dégager des relents de serviette mouillée. Personne ne s’en rendra compte. Les gens qui se jettent à vos chevilles dans le tramway pour vos baiser les pieds ont disparus depuis le 16 avril 1996. Ligne B. Université Gières. Je cours, tente de me faufiler et manque me faire arracher l’épaule par la porte sans pitié. Un portable transformé en chaîne hi fi portative crache dans les transports en commun un rap incongru. Je suis pour la distribution intempestive d’écouteurs dans la ligne B. Université Gières. A cela ajoutons une mamie qui sent l’urine, deux lycéens parlant physique et un jeune homme propre sur lui. Victor Hugo. Une poussette. Dubedout, tu es mon homme. Le flot entrant pousse le flot sortant. J’ai marché sur ton pied. C’était fait exprès.

Posté par Lili_Janice à 09:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur La tête en fusible claqué

    Tu es donc sortie finalement ou pas ?
    Mmmh ce manteau est splendide. Si c'est de la bonne qualité, tu seras la plus belle dedans!
    Ce matin, cours annulé, j'aurai pu rentrer chez moi hier soir.

    Le monde est ainsi fait.

    Bisous sourire.

    Posté par baka-hachiko, vendredi 28 septembre 2007 à 10:06 | | Répondre
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